THEO et EMELINE 8 et 5 ans

Perpignan - Plainte pour agressions sexuelles en cours 

L'histoire: 

 

Quand une maman tente de protéger ses enfants contre un père violent et très probablement incestueux, que se passe-t-il à Pédoland ? La justice la punit. C’est ce qu’il est en train de se passer pour L. et ses deux enfants qu’on appellera, Théo et Emeline, âgés de 8 et 5 ans.

Dès août 2015, Théo a commencé à tenir des propos sexualisés, et quelques mois plus tard il décrivait ce qui est considéré comme des abus sexuels. La séparation intervient dans ce contexte.

Un premier signalement concernant le comportement paternel est classé sans suite, la demande de L. pour obtenir la garde et l’autorité parentale exclusives ne sont pas suivies, comme toujours à ce stade puisqu’il n’y a aucune condamnation du père.

En 2016, l’école signale le comportement de Théo, qui finit par déclarer à une amie de L. que son père lui mettait le zizi dans la bouche et les frappait lui et sa soeur. Cette amie a enregistré l’enfant et a déposé un nouveau signalement.

L. dépose une nouvelle plainte pour agression sexuelle, transmise au Procureur à Perpignan. Mais au cours de l’enquête pénale, Théo se serait rétracté.

A ce moment, la garde est partagée et les enfants vont chez leur père une semaine sur deux à la demande de ce dernier. A nouveau, l’école signale le comportement violent de Théo. La tension monte avec le père, qui en vient à dégainer une arme face au père de L. La plainte est classée sans suite.

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Garde alternée confirmée

 

Le juge des enfants décide malgré tout de la garde alternée, ordonne des expertises psychologiques, et c’est un expert en retraite hélas bien connu dans les dossiers du côté de Perpignan, un certain B., qui la réalise. Comme toujours, il prend pour argent comptant les propos du père et ne constate pas de « traits compatibles avec des agissements relevant de la déviance sexuelle » chez ce grand amateur de porno.

L’enquête sociale réalisée par une structure du coin bien connue elle aussi dans nos dossiers prend aussi pour argent comptant les propos du père, bien que Théo ait dit devant eux « si, c’est vrai que tu m’as mis le zizi dans la bouche », avant de dire l’inverse.

La plainte pour agressions sexuelles est classée sans suite en août 2016. De 2016 à 2019, Théo continue à avoir des propos sexuels, dit « suce mon zizi » à sa sœur et essaie de lui lécher les fesses. Il a alors entre 5 et 8 ans.

En juin 2017 la garde alternée est confirmée par jugement.

L’école de Théo convoque une nouvelle fois les parents fin 2019, notamment parce qu’il a été vu en train de se toucher avec un copain dans les toilettes.

 

Dans la foulée, un nouveau signalement est réalisé sur la « situation préoccupante » de Théo, par la protection de l’enfance du département qui dit à L. de porter plainte à nouveau, dès le lendemain, ce qu’elle fait accompagnée d’une assistante sociale. Elle demande des tests médicaux qui seront alors réalisés, 4 ans après les premières révélations.

Une enquête préliminaire est à nouveau lancée, et une plainte de L. pour non-représentation est déposée car le père n’a pas voulu rendre les enfants début janvier 2020.

En février 2020, le père dépose une plainte en référé devant le Juge aux Affaires familiales pour obtenir la garde, et une plainte pour dénonciation calomnieuse contre L. Une audience était prévue le 6 avril devant le juge des enfants, à laquelle les enfants devaient être présents.

L’audience n’a pas eu lieu (l’avocat de L., qui considère que la pédophilie n’existe pas, lui a dit qu’elle serait repoussée et a demandé des investigations complémentaires), mais apparemment une décision sera bien prise, sans que le juge n’ait entendu les enfants ni leur mère.

 

Nous craignons qu’une fois de plus, la sécurité des enfants ne soit pas prise en compte, et que le juge aille dans le sens du père.

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Affaire à suivre...

 

Cette affaire est hélas révélatrice du peu de cas que nos tribunaux font du bien-être des enfants, qu’ils peuvent mettre en danger en les forçant à des droits de visite et d’hébergement chez un père dont ils dénoncent les violences et même des viols, si on prend le temps de les écouter.

Dans ce dossier, même les services du département ont tenté d’alerter sur la situation de Théo, un enfant qui a parlé à plusieurs reprises et doit être protégé.

Nous allons suivre de très près l’évolution de cette affaire, et appellerons probablement à une mobilisation au tribunal de Perpignan lors d’une prochaine audience.

Par ailleurs, la maman cherche un avocat dans la région de Perpignan, qui fasse son travail honnêtement.